Le 12 novembre, les élèves de terminale Bac Pro Technicien Constructeur Bois (TCB), accompagnés de leur professeur Bertrand MIGNON, se sont rendus à Monein. Le but de leur déplacement était l’église du village, non pas en tant qu’édifice religieux, mais en tant que bâtiment présentant une caractéristique architecturale remarquable : sa charpente.
En effet, celle-ci présente une structure dite en « double coque de bateau renversé » particulièrement spectaculaire et aux dimensions imposantes : 50 mètres de long par 18 mètres de haut. Invisible depuis l’intérieur de l’église, il faut monter sous le toit pour pouvoir l’admirer. Le mot n’est pas trop fort au vu de la prouesse technique qu’elle représente, sachant qu’elle date du XVe siècle !
La visite était menée par une guide qui a non seulement commenté la charpente, mais a aussi présenté l’ensemble de l’édifice, notamment sa construction à laquelle ont participé des charpentiers un peu particuliers : les « cagots », communauté mise en marge de la société, mais particulièrement experte dans les métiers du bois.
Nul doute que nos jeunes auront pleinement tiré profit de cette visite pour enrichir non seulement leur culture générale, mais aussi leur connaissance d’un métier aux racines multiséculaires.
Les enjeux environnementaux sont devenus cruciaux. Réchauffement climatique, développement durable, recyclage des déchets sont des préoccupations quotidiennes qui nous concernent tous. C’est dans cette optique qu’à l’initiative d’Alexandra CHAMBRAUD, professeur de Prévention Santé Environnement (PSE), les élèves de 3ème Prépa-Métiers (3 PM) sont allé visiter le Centre de Tri des déchets de Sévignac jeudi 20 novembre.
Ils ont été reçus par une médiatrice de l’association ECOCENE, qui œuvre dans le domaine de la protection de l’environnement depuis de nombreuses années. Elle leur a présenté les actions qui sont menées, particulièrement pour réduire et recycler les déchets.
Un film leur a été projeté, expliquant comment chacun peut participer à améliorer la situation, notamment en prenant l’habitude d’effectuer les bons gestes.
Une activité très ludique leur a permis de comprendre comment fonctionne le centre de tri.
Evidemment, le point d’orgue de la visite a été la découverte des installations où les jeunes ont pu voir se réaliser concrètement les différentes opérations nécessaires pour séparer les déchets. Casques de protection auditive indispensables !
Les élèves ont été très à l’écoute de ce qui leur a été présenté et ont surtout pu prendre conscience qu’un geste aussi banal que jeter un déchet impliquait ensuite tout un processus de grande ampleur afin de ne pas dégrader l’environnement.
Mardi 18 novembre, dans le cadre de la découverte professionnelle, visant à montrer aux jeunes les différents métiers vers lesquels ils peuvent se diriger, les élèves de 3ème Prépa-Métier (3 PM) se sont rendus au Lycée Campa de Jurançon pour y découvrir la filière « Métiers de la logistique ». Dans un premier temps, elle leur a été présentée de façon ludique, sous la forme d’un jeu de l’oie, et des brochures détaillant chaque activité leur ont été remises (ci-dessus).
Ils ont visité les locaux simulant des entrepôts où sont stockés les marchandises en attente d’expédition : rangement, classement, identification, ordre et rigueur sont indispensables !
Bien entendu ils ont assisté, et participé, à l’une des phases majeures de la chaîne logistique, à savoir le chargement des marchandises expédiées dans différents moyens de transport, allant du poids lourd au tricycle léger. Manipulation du chariot de manutention et du hayon élévateur à la clé !
Les jeunes ont été très intéressés par ce qu’ils ont vu et ont participé avec enthousiasme aux différentes activités proposées. Des vocations sont-elles nées ?
Habituellement, ce sont plutôt nos élèves des filières bois qui ont ce type d’ouvrage à réaliser. Mais dans ce cas précis, c’est un escalier en métal (avec des marches en bois tout de même) qu’un client particulier souhaitait installer chez lui. Dans le cadre de la rénovation d’un ancienne demeure béarnaise, il a choisi de remplacer le vieil escalier en bois par une réalisation plus contemporaine.
L’an dernier, les élèves de terminale Technicien en Chaudronnerie Industrielle (TCI) ont fabriqué l’ensemble des éléments métalliques en atelier, en suivant les indications de style demandées par le client. Puis un assemblage complet des pièces a permis de vérifier que tout se mettait bien en place.
Cette année, quatre élèves de première TCI ont eu la lourde tâche (près de 300 kg l’ensemble !) d’aller installer l’escalier chez le client. Première étape : transport et déchargement des différents éléments. Précaution à prendre : ne pas les heurter afin de ne pas, d’une part, les déformer et, d’autre part, ne pas abimer la peinture noire.
Sur un chantier, tous les professionnels le savent, rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu. Il y a toujours quelques imprévus nécessitant de s’adapter à la situation. Ici, c’est au niveau du sol qu’il a fallu se livrer à quelques travaux ne relevant pas vraiment de la chaudronnerie !
Suite à ces préliminaires, le limon (partie soutenant les marches) a pu être mis en place sans problèmes, les dimensions coïncidant parfaitement avec l’emplacement. Les marches en bois ont alors été fixées sur leurs supports métalliques.
L’étape suivante a consisté à installer les garde-corps. Là aussi, pas de souci majeur puisque l’assemblage préalable en atelier avait permis de vérifier que tout s’ajustait parfaitement. Seule contrainte : enlever les chaussures pour mettre les pieds sur les marches en bois, afin de ne pas risquer de les marquer. Consigne respectée à la lettre par nos jeunes.
Le résultat final est superbe. L’escalier s’intègre parfaitement dans l’intérieur : l’alliance du bois et du métal est en totale harmonie avec le style de la maison. Félicitations à tous nos élèves qui ont participé à ce projet, que ce soit pour la fabrication ou la pose, ainsi qu’à leurs professeurs, MM DURAND et NOEL, qui les ont accompagnés et soutenus tout au long de cette réalisation.
Notre établissement forme à des métiers techniques. Dans certains domaines il est indispensable d’utiliser des machines qui permettent d’effectuer avec rapidité et précision bon nombre de tâches. C’est le cas des filières bois (menuisier-agenceur et constructeur bois) où le travail de la matière est grandement facilité par les équipements disponibles. Il est donc nécessaire pour nos élèves d’apprendre à les utiliser pour devenir des professionnels compétents.
De plus, se rajoute le fait que les performances de ces équipements évoluent en permanence, avec des fonctionnalités de plus en plus élaborées et des consommations énergétiques réduites.
Depuis toujours, notre lycée s’attache à disposer d’un parc de machines à jour. C’est pourquoi nous venons de faire l’acquisition de plusieurs équipements pour travailler le bois :
Une mortaiseuse à chaîne (photo de droite : l’outil justifiant le nom)
Une toupie : l’axe vertical au centre porte différents outils permettant de réaliser divers profilages (rainures, feuillures, moulures)
Une scie circulaire à déligner, appelée aussi déligneuse.
Ces machines viennent en remplacer d’autres plus anciennes ; nul doute qu’elles vont permettre à nos jeunes d’acquérir une formation complète et optimale.
Nos remerciements vont à la région Nouvelle-Aquitaine qui finance ces investissements, confirmant ainsi son engagement pour l’avenir de la jeunesse.
Le jeudi 6 novembre était journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école. « Tous différents, jamais indifférents » était le thème retenu cette année.
Notre établissement s’est fortement engagé dans cette action, à l’initiative d’Alexandra CHAMBRAUD, enseignante en Prévention Santé Environnement (PSE), avec le soutien et la participation active de la Vie Scolaire. Sylvie et Merwan, assistants d’éducation (AED), ont notamment animé chacun un atelier.
Trois associations paloises sont intervenues : l’Association Pyrénéenne d’Aide aux Victimes et de Médiation (APAVIM), Infodroits (service d’information juridique de proximité) et le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). Plusieurs juristes, membres de ces associations, ainsi qu’une psychologue étaient présentes, afin d’aborder la thématique sous ses différents aspects, tels que la législation ou la discrimination.
Un atelier d’expression écrite a permis aux jeunes de créer des slogans, en les incitant à le faire sur un ton positif. Un autre atelier était axé sur les réseaux sociaux, canal majeur de communication, et donc de harcèlement, pour cette tranche d’âge.
Les élèves se sont impliqués dans les discussions et les réalisations, montrant un vif intérêt pour cette cause. Merci à leur engagement, ainsi qu’à celui des enseignants qui les encadraient.
Merci aussi à Mme JURADO, secrétaire générale du tribunal de Pau, qui a facilité le contact avec les associations et permis ainsi le déroulement de cette journée.
Et bien entendu, félicitations aux organisateurs et animateurs !
Quand la charpente devient langage : un projet artistique au cœur du lycée professionnel
1ère esquisse, automne 2024
Au sein de notre établissement, un projet singulier et ambitieux a vu le jour, mêlant création artistique, patrimoine et formation professionnelle. En collaboration avec l’artiste Clara DENIDET, les élèves de première Bac Pro Technicien Constructeur Bois investissent la charpente traditionnelle comme un support de mémoire, de poésie et de transmission, en réalisant une œuvre inspirée des anciens lavoirs.
Evolution du projet : dimensionnement, choix techniques
Ce projet, mené sur l’année scolaire 2024-2025, porté par une volonté forte de décloisonnement, vise à rapprocher les élèves du monde de l’art contemporain, tout en valorisant les savoir-faire liés à leur filière professionnelle. Il s’agit d’une rencontre entre regard documentaire et imaginaire artistique, entre trame historique et démarche créative. Les élèves ont travaillé de manière pluridisciplinaire : le projet s’articule entre des recherches graphiques et la modélisation de la pièce artistique en arts appliqués, avec Mme DUCLOS ; la création de textes autour du « savoir-faire », une réflexion sur « quand l’architecture devient un lieu de rencontre » et enfin la problématique de la trace comme outil de transmission et objet de mémoire en français avec Mme PEREZ. La réalisation de la charpente en atelier avec Mr MIGNON. Ces séquences pédagogiques sont ponctuées de rencontres et d’échanges tout au long de l’année avec l’artiste plasticienne Clara DENIDET et des rencontres au Bel Ordinaire à Billère, notamment avec les régisseurs.
Mise en place du lavoir au Bel ordinaire, Billère, juin 2025
À partir des techniques de charpente, les élèves construisent une structure bois qui s’inspire des architectures des anciens lavoirs – ces lieux autrefois animés par les voix des femmes, par la répétition des gestes, par la vie communautaire. Si leur fonction initiale s’est perdue, ces constructions demeurent dans les villages comme autant de témoins silencieux. Certains deviennent des abris, des coins d’ombre, des points de rencontre pour les jeunes générations. En s’inspirant de cette métamorphose des usages, l’œuvre réalisée devient un lieu propice aux échanges, aux confidences, à la convivialité. À travers ce travail, les élèves donnent forme à une mémoire collective, tout en l’inscrivant dans un présent réinventé.
Vernissage, septembre 2025, Clara DENIDET et deux élèves
Ce projet transversal repose sur plusieurs objectifs éducatifs forts :
Rencontrer et collaborer avec un artiste, dans un cadre de travail prolongé et structuré.
Croiser les mondes professionnels et artistiques, en liant la technique de charpente à l’expression littéraire et plastique.
Faire émerger l’art là où on ne l’attend pas, auprès d’un public souvent éloigné des pratiques contemporaines.
Révéler la richesse des patrimoines locaux, matériels et immatériels, et permettre aux élèves de s’en emparer.
Encourager une démarche citoyenne et écoresponsable, en questionnant les matériaux, leurs usages, leurs recyclages.
Donner du sens à la formation professionnelle, en y intégrant des dimensions culturelles et humaines.
Détails au sein de l’œuvre invitant à regarder au plus près
Ce projet s’inscrivant dans la pérennité des collections muséales montre combien la formation professionnelle peut être enrichie par la culture et l’art. En collaborant avec une artiste comme Clara DENIDET, les élèves deviennent auteurs, artisans et citoyens, engagés dans une réflexion sur leur métier, leur territoire et leur époque. Ce type d’initiative donne à voir une autre façon d’apprendre, en cultivant l’autonomie, la créativité et l’ouverture sur le monde.
Début novembre 2025, le groupe des élèves ayant participé au projet, accompagné de leur professeur d’atelier M MIGNON, s’est rendu au Bel Ordinaire pour voir la réalisation in-situ, mais aussi pour découvrir l’ensemble de l’exposition dans laquelle elle prend place (photos ci-dessus).
C’est presque devenu une tradition : depuis plusieurs années, à cette même époque, des collégiens de Garlin viennent nous rendre visite.
Encadrés par leurs professeurs, trois classes de troisième sont venues dans notre établissement le matin du jeudi 9 octobre. L’objectif était simple : découvrir le lycée professionnel, tant d’un point de vue général (organisation et contenu des enseignements, activités en atelier, liens avec le milieu professionnel, etc.) que plus spécifique, en lien avec notre domaine de formation. En ce sens, la visite des différentes installations (voir photos ci-dessus) est toujours très parlante : les jeunes voient d’autres jeunes, à peine plus âgés qu’eux, travailler sur des machines et dans un environnement qui sont ceux de l’entreprise.
Les élèves de Garlin ont été particulièrement attentifs aux présentations qui leur ont été faites, certain.e.s se montrant même très intéressé.e.s par tel ou tel secteur. Félicitations pour leur comportement, et merci aux enseignants du lycée qui ont parfaitement joué le jeu de la promotion de nos formations.
Le vendredi 26 septembre, M. JACQUOT de la société TERREAL, filiale du groupe WEINSBERG, est intervenu dans notre établissement face aux élèves de la filière Organisation et Réalisation du Gros Œuvre (ORGO) et à leurs enseignants, Rémy DUBERTRAND et Régis MANAUT.
Dans un premier temps, en atelier (ci-dessus), il a présenté des produits de sa société et réalisé une mise en œuvre de ceux-ci selon une technique spécifique : pose de briques au pistolet CALIFIX.
Dans un second temps, une séance en classe (ci-dessus) a porté sur l’historique de l’usine de Colomiers, son organisation, la fabrication des produits, et s’est terminée par un quizz concluant ainsi la matinée.
Nous tenons à remercier la société TERREAL de Colomiers pour la dotation dont elle nous a gratifiés, ainsi que M JACQUOT pour son intervention qui a su capter l’attention des élèves.
Derrière l’un des bâtiments de notre lycée (bâtiment Degois) un espace était encombré de différents matériaux, objets, machines hors service, etc. Il y était aussi entreposé deux supports pour des installations de captage solaire utilisées pour la formation par la filière énergétique.
Ces supports représentent une toiture et sont constitués d’une charpente recouverte de tuiles. Afin de les déplacer, les élèves de terminale Technicien Constructeur Bois (TCB), encadrés par leur professeur Bertrand MIGNON, ont retiré dans un premier temps la couverture puis, l’opération de déplacement étant menée à bien avec soin, ils ont replacé les tuiles sur chaque support.
Les supports une fois déplacés, il a alors été possible de dégager tout l’espace pour obtenir un lieu parfaitement dégagé (voir ci-dessous, vu des deux extrémités).
L’objectif de cette action était de pouvoir disposer d’un lieu adéquat pour procéder aux opérations de montage et de démontage des échafaudages, requises pour la formation dans le cadre du Certificat de Spécialisation (CS) échafaudeur dont l’ouverture devrait intervenir prochainement. En effet, un troisième échafaudage doit rejoindre sous peu les deux que nous possédons déjà.
Félicitation aux élèves pour ce travail « physique » et un grand merci aux agents qui ont grandement contribué au nettoyage des lieux et à l’évacuation de tout ce qui les encombrait.