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Projet Jean Moulin

Comme beaucoup d’autres cités, la ville de Gelos a donné le nom de Jean Moulin à l’une de ses rues. Pour rendre hommage à cette grande figure de la résistance, un projet ambitieux a été mené, associant notre établissement, le Lycée des Métiers de l’Habitat et Industrie, et la municipalité.

Il consistait en la conception, la réalisation et la mise en place d’une stèle commémorative à l’entrée de la rue concernée.

Au sein de notre lycée, ce travail a été effectué conjointement par les équipes d’enseignement général (lettre-histoire/géographie) et professionnel (chaudronnerie industrielle, menuiserie aluminium-verre).

La stèle se compose d’un corps en métal (structure interne + panneaux d’habillage) dans lequel sont pratiquées deux ouvertures : la plus grande contient un portrait de J.Moulin supporté par une plaque de verre, la plus petite présente le QR code donnant accès aux informations.

Ci-dessous : un reportage en image des différentes étapes de la réalisation (en cours) de ce projet et, plus bas, une biographie de Jean Moulin.

La réalisation du portrait de Jean Moulin sur une plaque de verre a fait appel à une combinaison de deux techniques : d’une part le sablage de surface, d’autre part la peinture. Le sablage permet de jouer sur des teintes de gris en donnant un aspect plus ou moins dépoli à la surface, la peinture apporte les touches de couleur nécessaires.

Le choix du portrait emblématique de Jean Moulin revêtu de son pardessus, de son écharpe et coiffé de son chapeau s’est imposé naturellement. Au noir et blanc qui sont ses teintes d’origine, il a été décidé de rajouter du rouge pour l’écharpe, représentant le sang versé pour la France.

Jean MOULIN (1899-1943)

Jean Moulin, né le 20 juin 1899 à Béziers, fait ses études de droit à l’université de Montpellier. À la fin de la Première Guerre mondiale, il entre dans l’administration préfectorale.

Sous-préfet d’Albertville en 1925, affecté successivement à Châteaulin, Thonon et Montargis, puis dans la Somme, il entre en 1936 au ministère de l’Air comme chef de cabinet du ministre Pierre Cot, où il participe notamment à la création d’Air France.

Il est nommé préfet de l’Aveyron, à Rodez, en janvier 1937, puis muté en Eure-et-Loir, à Chartres, quelques mois avant la déclaration de la guerre. En septembre 1939, il s’engage comme sergent-mitrailleur dans l’armée de l’air, mais doit regagner sa préfecture sur l’ordre du ministre de l’Intérieur.

Dans l’exode général qui suit la percée du front en juin 1940,  il reste seul à son poste, et, le 17 juin, en grande tenue, il attend les troupes ennemies dans la cour de la préfecture. Alors qu’il s’apprête à défendre les droits de la population, les Allemands veulent l’obliger à signer un protocole qui accuse les troupes françaises en retraite d’avoir massacré des civils. Il refuse. Ils le traînent alors devant les cadavres déchiquetés des prétendues victimes et le torturent jusqu’à l’épuisement de ses forces mais n’en viennent pas à bout.

Ramené à Chartres, il est enfermé dans la conciergerie de l’hôpital, averti qu’il serait conduit, à nouveau, le lendemain, sur le lieu de son supplice. Et, pour ne pas céder, pour sauver son honneur et l’honneur de l’armée française, il se coupe la gorge avec un débris de verre. Retrouvé le lendemain au milieu d’une mare de sang et transporté à la préfecture, il échappe à la mort par miracle.

Le 2 novembre 1940, le gouvernement de l’État français le relève de ses fonctions. II se réfugie en zone sud et, sous l’identité de Joseph Mercier, professeur de droit dans une université américaine, il prend contact avec les premiers mouvements de Résistance qui se forment dans le Sud-Est, puis il s’échappe de France en août 1941, rejoint Londres par l’Espagne et le Portugal, et prend immédiatement contact avec le général de Gaulle.

Chargé de reprendre contact avec les réseaux métropolitains, il est parachuté au-dessus des Alpilles le 1er janvier 1942. Après quelques mois, il repart pour Londres en avion, et, sous l’identité du caporal Mercier, il y est fait Compagnon de la Libération.

Nommé délégué général en France du général de Gaulle, Jean Moulin repart alors de Londres par avion pour réaliser sa tâche considérable de faire l’unité de cette Résistance française qu’il a déjà ralliée à la France libre et dont il est maintenant le chef.  Il réussit contre tout espoir à unifier les groupes épars dans le pays, à intégrer tous les partis politiques, tous les organes  syndicaux, à leur donner une organisation et à les plier à une discipline commune.

Le 27 mai 1943, il préside à Paris, au 48 de la rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance, qu’il avait créé. II y a rang de ministre du Comité de Libération nationale d’Alger sous le nom de Monsieur X. Un mois plus tard, le 21 juin,  il est arrêté par la Gestapo à Caluire, près de Lyon, où il s’est  rendu sous le nom de Jacques Martel pour répartir aux chefs  militaires les commandements de l’Armée secrète.

Interné au Fort Montluc, interrogé par Klaus Barbie, Jean Moulin ne dit rien. Il est transféré début juillet avenue Foch à Paris puis dans une villa de Neuilly, où la Gestapo avait coutume « d’interroger » des personnalités importantes ; sans que l’on sâche réellement si c’est à cause des tortures subies ou parce qu’il a tenté de se suicider, son état de santé est désespéré. C’est vraisemblablement pour tenter de le soigner et de le conserver comme otage qu’il est transféré en Allemagne. C’est dans le train, quelque part entre Metz et Francfort, alors qu’il n’a déjà plus figure humaine, qu’il meurt le 8 juillet 1943.

Ses cendres, jusqu’alors déposées au Père Lachaise, ont été transférées au Panthéon le 19 décembre 1964 lors d’une cérémonie solennelle présidée par le général de Gaulle, chef de l’état.

Banc découpe plasma

Afin d’assurer une qualité optimale de ses formations, en adéquation avec les besoins des différents secteurs professionnels concernés, notre lycée se doit de disposer d’équipements au meilleur niveau technique.

C’est dans cette optique que l’atelier de chaudronnerie industrielle vient de s’équiper d’un banc de découpe plasma. Le financement a été assuré par la Région Nouvelle-Aquitaine, toujours soucieuse de donner aux lycées les moyens de leurs ambitions.

Le dispositif de découpe est entièrement automatisé : la tête se déplace dans les trois dimensions (longueur, largeur, hauteur) en fonction des informations entrées par l’opérateur sur le pupitre de commande. Les capacités maximales de découpe sont de 2m x 1m pour une épaisseur allant jusqu’à 25 millimètres. Tous les matériaux métalliques peuvent être travaillés : acier, inox, aluminium, etc. Bien entendu, la sécurité n’est pas oublié : des barrières optiques (les poteaux jaunes sur la photo) coupent instantanément le fonctionnement si quelqu’un franchit les limites qu’elles définissent.

Plusieurs équipements complètent le dispositif de découpe et permettent qu’il fonctionne dans les meilleures conditions. De gauche à droite : une unité de traitement des gaz et fumées émises lors des découpes, un système de purification de l’eau utilisée et un réservoir surpresseur d’air.

Cet ensemble est équivalent à ceux que possèdent les professionnels du secteur. Il permet donc aux élèves de se former pour être directement opérationnels en entreprise.

Diplôme DELF

Vendredi 10 décembre 2021, plusieurs élèves ou ex-élèves de l’Unité Pédagogique pour Elèves Arrivants Allophones (UPE2A) se sont vus remettre leur Diplôme d’Etudes en Langue Française (DELF). Ce diplôme atteste du niveau atteint en langue française, orale et écrite, pour des personnes dont ce n’est pas la langue maternelle.

La cérémonie s’est déroulée dans la salle polyvalente du lycée. M Nunn, proviseur, a félicité les jeunes pour leur réussite à un examen qui n’est pas simple, surtout pour ceux qui étaient arrivés en France sans connaître un seul mot de notre langue. Mme Walch, leur enseignante, a aussi prononcé quelques mots de félicitations et d’encouragement à poursuivre les efforts entrepris.

A la réception de leur diplôme, les récipiendaires devaient signer un document confirmant qu’ils l’avaient bien reçu, et parallèlement il se voyait remettre par Mme Walch un livre choisi en fonction de leur personnalité (photo de droite).

Pour clôturer ce moment sympathique, un buffet gourmand a été offert à tous les présents… qui ne se sont pas fait prier pour y faire honneur !!!

Court métrage UPE2A

Stéphanie WALCH a inscrit la classe de l’Unité Pédagogique pour Elèves Allophones Arrivants (UPE2A) à un projet mené avec Educ’Arte sur une sélection de courts-métrages regroupés autour de la problématique « faire entendre sa voix ».

Mardi 7 décembre, c’est à partir de la projection du film « Le sens du toucher » qu’une séance s’est déroulée. Ce film d’animation traite, entre autre, de la communication en langue des signes.

Après avoir vu le film, les élèves ont été en mis en relation par visioconférence avec le réalisateur, Jean-Charles MBOTTI MALOLO, auquel ils ont pu poser les questions qu’il avaient préparées préalablement. Ce fut un très bon moment d’échanges, malgré les difficultés de communication des élèves allophones, car ce film faisait écho à bien des égards à leurs problématiques. Intéressant et parfois drôle, les élèves ont tenu à participer à la rencontre pendant l’heure entière.

Tables presse Elan Béarnais

Vendredi 26 novembre, Jean-Denis LAFITTE, responsable de la communication de l’Elan Béarnais, est venu dans notre établissement. Il était accompagné de Dominique MARSAULT, en charge des relations avec le milieu scolaire, et d’un jeune joueur : Hugo FACORAT.

Le but de leur visite était d’examiner les maquettes représentant des propositions de tables pour la presse, afin de choisir le modèle que notre lycée fabriquera en plusieurs exemplaires pour le club de basket . Ces tables seront mises à la disposition des journalistes les jours de match au Palais des Sports.

Trois modèles étaient présentés, du plus classique au plus original. Tous ont été fabriqués par les élèves de terminale Technicien Menuisier-Agenceur (TMA), dans le cadre de la réalisation d’un chef-d’oeuvre en voie professionnelle, sous la responsabilité de leurs professeurs Maud LATOUR et Benat SALLATO.

Débuté en septembre, ce travail a demandé de réfléchir à la conception des modèles en tenant compte en premier lieu des contraintes liées à l’utilisation prévue, tout en laissant s’exprimer en parallèle créativité et imagination. Les maquettes ont ensuite été réalisées pour concrétiser les idées et permettre de les juger sur des objets réels.

Faisant appel à de nombreuses techniques du métier, la fabrication des maquettes a demandé une mise en œuvre assez complexe pour la réalisation de certains éléments. Motivés et appliqués dans leur travail, les jeunes ont relevé le défi avec succès, permettant ainsi d’assurer une présentation de qualité.

L’UPE2A au château

Jeudi 25 novembre, par un temps de saison (gris, froid et humide !), les jeunes de l’Unité Pédagogique pour Elèves Allophones Arrivants (UPE2A), encadrés par Stéphanie WALCH, Pauline LARCEBEAU et François GUILLOT, se sont rendus (à pied…) au château de Pau pour en effectuer la visite.

Ils ont été accueillis par Mme FLOCH et, après une première présentation, à l’extérieur, des grandes étapes de la construction de l’édifice et des différents monarques qui en ont été à l’origine, la visite s’est poursuivie à l’intérieur, au chaud !

Bien entendu, le personnage central qui se taille la part du lion dans l’histoire de ce monument, c’est Henri IV, dont la mémoire est omniprésente sous de nombreuses formes !!! Les jeunes ont été fascinés par l’imposante statue de marbre qui domine l’escalier de l’entrée, et ont ensuite écouté avec attention les explications données par la guide.

Point fort de la visite : le tableau représentant l’assassinat du roi. L’évènement en lui-même et la tension dramatique qui ressort de la peinture ont captivé les élèves. La déambulation s’est poursuivie, agrémentée des informations toujours très intéressantes de l’accompagnatrice. Au moment de se séparer, celle-ci a remis à l’ensemble des visiteurs une brochure illustrée reprenant l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur ce monument.

Visite chef d’entreprise

Vendredi 19 novembre, dans le cadre de l’ouverture sur le monde entrepreneurial, et par l’intermédiaire d’un groupement de chefs d’entreprise placé sous l’égide du MEDEF, Hélène KRIEGER, directrice du cabinet ADK Architecture, est venue à la rencontre des élèves de seconde CONSDUR (CONStruction DURable = Gros-Oeuvre + Menuiserie Aluminium Verre).

Dans un premier temps, elle a relaté son parcours professionnel et expliqué que, même si sa formation n’avait pas suivi un chemin idéal et rectiligne, elle avait progressivement défini ce qu’elle souhaitait faire, avant d’arriver jusqu’à la création de sa propre structure.

Elle a ensuite développé plus particulièrement cet aspect en insistant sur la motivation et l’implication personnelle que ça demandait, et elle a souligné l’importance du savoir-être nécessaire pour que les relations internes à l’entreprise, mais aussi avec les clients, soient le plus harmonieuses possible.

Hélène KRIEGER a su retenir l’attention de son auditoire grâce à un discours simple, accessible à tous, montrant que l’entreprise est avant tout une aventure humaine où comptent essentiellement les rapports entre les personnes. Merci à elle.

Cérémonie MAF

Comme relaté dans l’article d’actualité publié en juillet dernier, deux élèves de notre établissement, Ousmane BARRY et Thomas BOYER, ont été récompensés au concours « Un des Meilleurs Apprentis de France » (MAF), dans la catégorie « Menuiserie Aluminium-Verre ».

Mercredi 24 novembre 2021, en compagnie des autres lauréats du département, ils ont été honorés au Parlement de Navarre où médailles et diplômes leur ont été remis.

Moment très important car il marque la reconnaissance officielle de leur talent et de leur travail (l’un ne va pas sans l’autre !), la presse s’en est fait l’écho (Sud Ouest du 26 novembre 2021) :

Surf à Hendaye (bis)

Comme au mois de mai (voir ici), un groupe d’élèves de notre lycée est allé s’initier au surf mercredi 20 octobre, à Hendaye, toujours encadrés par les professeurs d’EPS : Maïalen LIBILBEHETY, et Manuel CARRERE-GRASSINI.

A la différence de la fois précédente, le temps était radieux, et c’est donc sous un magnifique soleil que les jeunes n’ont pas hésité à se mettre à l’eau, même si la température de celle-ci n’était pas très élevée.

Après ce premier contact avec l’élément liquide, et avant de passer aux choses sérieuses, il a fallu reprendre des forces. Et pour ça, rien de mieux qu’un solide casse-croûte sur le sable !

Puis fini de rire ! Le surf, comme tout sport, c’est d’abord de la technique. Donc on écoute le moniteur… Bon, il y a ceux (ou plutôt celle) qui connaît déjà la musique et qui se contente de prendre le soleil tranquillement sur une planche.

Ensuite travaux pratiques, mais tout d’abord sur la terre ferme…

Et puis : le grand bain où, après quelques tentatives, certains se débrouillent bien.

Beau temps + belle mer + bonne initiation + bonne humeur = bonne journée + bons souvenirs.

Visite collège Garlin

Mardi 19 octobre, une soixantaine d’élèves des classes de 3ème du collège de Garlin, accompagnés de trois de leurs enseignantes, sont venus découvrir notre établissement.

Après une présentation générale du lycée par M NUNN, Proviseur, M SARTOR, Directeur Délégué aux Formations Professionnelles et Techniques (DDFPT) a expliqué comment la visite allait se dérouler : le groupe, nombreux, allait être divisé en trois sous-groupes, chacun étant pris en charge par un accompagnateur du lycée, et chacun ayant son propre parcours. La visite a ainsi pu se dérouler sans anicroche : les jeunes de Garlin et leurs accompagnantes ont découvert les différentes installations, notamment les ateliers où les enseignants présents ont pu expliquer leur spécialité.

L’objectif était de montrer la spécificité d’un lycée professionnel, à savoir la formation pratique à un métier, concrétisée par les activités en atelier, dans des situations et en utilisant du matériel semblables à ceux qui se rencontrent en entreprise. Les élèves, attentifs aux présentations, ont été dans l’ensemble très intéressés par la découverte de ces particularités, et pour certains d’entre eux emballés par ce qu’ils voyaient. De futurs lycéens de Gelos ?

Bilan : une matinée très constructive, que ce soit pour les collégiens de Garlin qui ont pu découvrir de manière très concrète notre lycée et la réalité de l’enseignement professionnel, et pour notre établissement qui s’est montré sous un jour beaucoup plus favorable que les clichés qui lui sont attachés, en donnant une image positive et dynamique de son quotidien.